Bibliothèque

Pierrot Men de Pierrot Men et Virginie de Galzain Septembre 2009

Les photos sont de Pierrot Men et le texte de Virginie de Galzain. (Éditions de l’Oeil/carnet de la création).
Un aperçu sensible et profond du quotidien dans toutes ses dimensions, dans toute son humanité et sa dignité : l’essence de Madagascar, où il est né et où il vit. Ses photographies sont la mémoire visuelle de l’Ile, un regard sur plus de 20 ans.

Vazahabe de Denis Vierge février 2010

Le récit : Guy Camier débarque à Madagascar pour tenter d’y retrouver son épouse Marie-Belle. Ce professeur vieillissant a rencontré la jeune femme par l’intermédiaire d’une agence matrimoniale. Il l’a fait venir en France, l’a épousée, lui a payé des études mais elle est repartie dans son île natale à l’occasion d’un famadihana (retournement des morts) et n’est jamais rentrée. 2 ans que Camier est sans nouvelle. Une piste semble se dessiner grâce à un ancien légionnaire installé à Mada et voilà Camier embarqué sur les pistes rouges de la Grande Île, à la découverte d’un pays dont il ignore tout. Road-movie aux allures d’enquête qui se révèlera aussi une forme de quête initiatique.
Denis Vierge signe avec Vazahabe ! (« le blanc » et par extension désigne les Français en malgache) sa première bande-dessinée. Madagascar, il connaît bien grâce à plusieurs séjours et son regard est bien éloigné de la naïveté du « touriste-sac-à-dos ». Si la beauté des paysages est présente, servant de décor à l’histoire, Denis Vierge livre aussi et surtout la réalité d’un pays où la pauvreté règne et où l’argent régit les rapports : bakchich, prostitution, rêve de fortune… Pas de jugement hâtif dans ce livre-là mais une réalité brute qui ne s’embarrasse pas de concession et soulève des interrogations. Du rôle des ONG aux comportements des expatriés en passant par la pauvreté, le commerce du sexe et une forme de tourisme peu glorieux, Denis Vierge passe au crible les comportements des uns et des autres régis et faussés par l’argent et interroge le lecteur et l’Occident sur son rapport à la pauvreté et à l’exotisme.
Le grand format à l’italienne de la bande-dessinée nous plonge complètement dans ce long voyage en terre malgache : on traverse véritablement le pays aux côtés de Camier, de Slav’ l’ex légionnaire au sang chaud et de Daude, chauffeur et guide malgache. Non, on n’est pas dans le guide de voyage vantant une destination touristique mais plutôt dans une analyse intelligente et sensible des comportements qu’induit le tourisme. Quand les différentes culturelles et sociales sont si grandes, il y a forcément des dommages collatéraux. Pour autant, Vazahabe ! n’est pas un livre noir car ce voyage devient une quête de soi.

vazahabe

vazahabe


Madagascar, trois mois de voyage sur l’île rouge de Claire Marca et Renaud Marca Septembre 2007

Claire et Reno Marca ont repris la route en 2006 pour trois mois à Madagascar. Toujours guidés par leurs coups de coeur, les informations glanées sur la route et les aléas climatiques, ils se sont aventurés bien audelà de la célèbre RN7 et de la néanmoins somptueuse île de Nosy Be pour découvrir les zones isolées d’où ils ont rapporté une collection d’histoires uniques et rares. Celle d’un voyage de 5 jours sur la pirogue à balanciers d’un pêcheur Vézo pour rejoindre les villages isolés de pêcheurs de requins et Belo sur Mer. Celle de l’éprouvante et magnifique traversée, sur plus de 1 000 km, du sud malgache, de Tuléar à Fort Dauphin. Celle de la rencontre avec Pierrot Men, reconnu comme le plus grand photographe malgache actuel, invité de l’ouvrage dans un chapitre consacré à son travail. Celle de la passion des Malgaches pour les combats de coqs. Celle de la culture Zafimariny, ethnie qui travaille le bois et souffre de la déforestation. Celle des légendes de la forêt qui se transmettent encore aux alentours du parc national de l’Andringitra, riche d’une faune et d’une flore endogènes uniques au monde (cactus, tortues radiées, pachypodium, katrafay…). A travers ces récits, Reno et Claire nous éclairent sur tous les aspects de la société malgache, sur sa richesse et sa diversité, ses rites et ses croyances, ses problèmes quotidiens et ses singularités, qui en font un pays si particulier, à la croisée de l’Afrique et de l’Asie.

Chroniques de Madagascar de Dominique Ranaivoson , Collectif

Retour haut de page
Douze auteurs malgaches écrivent en français sur ceux qui font Madagascar aujourd’hui. Ces textes, pour la plupart inédits, brefs, incisifs, attendris, drôles, parfois grinçants ou dramatiques, aideront le lecteur francophone à rencontrer les bourgeois des collines, l’enfant des rues, le pêcheur immigré, les villageois de la côte, les natifs des forêts. Ce recueil invite à un périple lointain par des mots connus avec une émotion qui dissipe toutes distances.

Nouvelles chroniques de Madagascar Collectif Avril 2009

Retour haut de page
À la suite des 12 nouvelles des « Chroniques de Madagascar », ces 4 récits sont à mi-chemin entre le roman, le conte et la nouvelle. Dans la ville d’Antananarivo, les villages tsimihety de l’Ouest et en Algérie, ils mettent en scène des personnages à la vie à la fois ordinaire et fascinante. Le lecteur accompagnera paysans, citadins et soldats dans leurs dilemmes et leurs découvertes grâce à des écritures qui mêlent habilement le rêve et la réalité. Loin des caricatures exotiques, ces textes malgaches attestent du dynamisme d’une langue française résonnant de multiples échos.

Madagascar : le grand livre des petits métiers par Laurence Vanpaeschen Collectif Avril 2009

Retour haut de page
Le grand livre des petits métiers (en milieu urbain sur les Hautes terres) met en valeur des milliers de personnes qui travaillent dans l’ombre, qui oscillent entre survie et précarité au quotidien. Elles exercent leur métier avec beaucoup de dignité et de fierté. Souvent une profession est transmise de père en fils ou de mère en fille, avec les outils et la clientèle comme héritage (…). Histoire de la Grande Isle de Madagascar de Etienne de Flacourt et Claude Allibert Novembre 2007 Le XVIIe siècle voit la première implantation française à Madagascar. De 1642 à 1674, plusieurs navigateurs vont prendre pour base la région du Sud-Est de la Grande-Ile, l’Anosy ; tout d’abord un site à proximité de l’île de Sainte-Luce, puis un peu plus au Sud, un cap que Pronis, le premier gouverneur, baptisera le Fort-Dauphin en l’honneur du futur roi de France. Parmi ces hommes, l’un d’eux, Etienne de Flacourt, y séjournera de 1648 à 1655 et livrera à son retour un ouvrage, Histoire de la Grande Isle Madagascar, fruit de ses aventures et de ses observations. Il fit également imprimer un Catéchisme et un Dictionnaire de la langue malgache, ouvrages probablement réalisés pour la majeure partie par les Pères lazaristes qui l’avaient accompagné. L’ouvrage de Flacourt connut deux éditions au xvtte siècle, l’une de son vivant (1658), l’autre (1661) peu de temps après sa mort en mer alors qu’il retournait à Madagascar. Il fallut ensuite attendre 1913 pour que Grandidier et al. en fassent une nouvelle édition mais l’ouvrage connut un faible tirage et fut vite épuisé. La lecture anthropologique ne fut pas abordée. Par ailleurs, les auteurs commirent l’erreur de demander à un informateur merina de restituer l’orthographe des mots malgaches de l’Anosy. La présente réédition cherche à faciliter la relecture de cette somme de la culture et de l’histoire malgaches, à éclairer les faits livrés par le Gouverneur à l’aide des travaux et des monographies publiés depuis Grandidier mais également depuis l’édition de 1995.

Petit Futé Madagascar , Edition 2007 par Laurence Vanpaeschen Collectif Avril 2009

Retour haut de page
Ces ouvrages ont une iconographie d’une richesse inouïe, photos, reproductions d’œuvres d’art, croquis, plans, éclatés… Les couleurs sont somptueuses, l’intérêt toujours renouvelé. Peintres, architectes, créateurs, écrivains dont des citations émaillent la lecture, y ont leur place comme la faune et la flore ou la gastronomie. Ce sont autant des guides touristiques que de beaux petits livres synthétiques sur un pays étranger, une ville, une province française avec des pages finales qui se veulent pratiques.

Taille carnet, c’est bien le moins, pour des guides à prix très réduits. Vingt-quatre pour l’instant dans tous les coins du monde. Bourrés d’adresses d’hébergement et de restaurations, de bons plans, d’astuces avec tout ce qu’il y a à faire, et à ne pas faire, pour chaque destination. Shopping, argent, pourboires, déboires, ils ne négligent rien. Mais comment font-ils pour nicher tout ça dans un format si mini ? C’est l’idéal pour bourlinguer futé sans déformer ses poches. Des carnets de voyage touti riquiqui, mais maous costauds.

Madagascar Berlitz 2007

Retour haut de page
Accompagnées de légendes en quatre langues, de plans de ville et, au verso, d’index détaillés des localités et des rues. Plus question de se perdre avec de tels outils de repérage d’autant que les pictogrammes de sites remarquables sont parfaitement lisibles. Bref, 100 % efficaces

Madagascar – La nature dans tous ses états , Edition 2004

Retour haut de page
On aborde en premier lieu un vaste panorama du pays. Y sont déclinés les grands traits de son histoire, de sa géographie physique et humaine, de ses principales caractéristiques culturelles et de sa spécificité au sein du monde d’aujourd’hui. Puis vient un développement de tous ces thèmes, ville par ville, site par site. Enfin, on aborde ce qui concerne la préparation du voyage. Avec quelques adresses en prime concernant l’hébergement et la restauration. L’ensemble est jalonné de photos alléchantes qui donnent envie de partir. Difficile de faire plus perspicace que ces guides qui apportent une connaissance profonde des pays traversés. Rien n’est laissé de côté ni les mœurs ni l’art ni les religions ni les marchés ni les aléas de la politique. Les commentaires pratiques sont d’une extrême précision, les photos soigneusement choisies, les rudiments des langues locales utilisables. Certains se lisent comme de véritables romans et feraient du sédentaire le plus endurci, un nomade se lançant sur les traces des grands explorateurs d’antan.

Madagascar, l’île océan

Retour haut de page
de Christine Causse, Philippe Vallette, Alexis Rosenfeld Septembre 2009

Madagascar Lonely Planet Edition 2008

Retour haut de page
Olivier Cirendini Novembre 2007
Ce n’est pas parce que la couverture change avec une grande photo qui prend toute la place qu’ils privilégient l’illustration au détriment du texte. On a toujours tout ce qu’il faut savoir pour circuler, manger, se loger, sortir. Et tous les conseils qui vont avec. On y trouve même désormais les points de vue des habitants du cru. Sans compter une excellente innovation dans les guides villes : les cartes détachables. En bref, des solutions à tous les problèmes car rien n’est laissé au hasard.

Madagascar , Chronique du Capricorne

Retour haut de page
Merlin Octobre 2007 Merlin est parti se poser quelques mois à Madagascar, dans une maison au bord de l’eau, parmi les pêcheurs Vesos. Loin des clichés connus sur Madagascar – ici, point de retournement des morts ni d’animaux exotiques -, il a simplement laissé passer le temps, s’est accordé à la torpeur et à la lenteur de cette existence. Là, armé de ses pinceaux, il a observé la vie, écouté les histoires, déroulé les vies qui l’entouraient : les pêcheurs et leurs pirogues, le marché à la tortue, les rapports compliqués entre Français et Malgaches, les esprit qui rôdent, la fragilité des cases dans la nuit noire et étoilée… et l’ouragan qui menace au loin. De ce voyage intime et intense, il a rapporté ces superbes planches, reproduites telles quelles. Si l’on reconnaît sa palette, il s’y ajoute un magnifique travail, presque japonisant, sur la mer et ses reflets infinis.

Madagascar La grande île secrète

Retour haut de page
Françoise Raison-Jourde Decembre 2002 Longtemps isolée, la plus vieille île du monde a su développer une identité propre, tant culturelle que biologique. Cet album nous montre comment sa récente ouverture en fait une terre fragile, campée de contradictions. 5 textes et 70 pages de photographies pour dépasser les simples clichés qui ne reflètent de la Grande Île que sa nature unique et exceptionnelle, avec ses lémuriens bondissants et ses baobabs majestueux, et pour mettre en lumière des réalités diverses et contrastées : vestiges d’une époque passée, ferveur, spéculations écologiques, recherche effrénée de richesse et croyances ancestrales…

Les enfants de la neuvième colline sacrée

Retour haut de page
Monique Agenor, Marcelino Truong Roman Février 2005 Madagascar. En ce jour de fête, la neuvième colline sacrée résonne de cris de joie. Chacun aide à la récolte de riz qui servira d’offrande aux Ancêtres. Soudain, des bruits sourds font trembler la terre, couvrant le roulement des tambours : une troupe ennemie survient. Ceux qui ne sont pas tués, comme Nora et Sahy, sont faits prisonniers et emmenés à la Réunion où ils sont vendus à la plus riche esclavagiste de l’île. Nora et Sahy retrouveront-ils un jour leur colline sacrée ?

Juillet au pays

Retour haut de page
Michèle Rakotoson Octobre 2007 « Poussière rouge qui envahit tout dès que la carlingue s’ouvre, rouge qui saute aux yeux, partout sur le béton, sur les carcasses des camions abandonnés un peu plus loin dans les hangars, sur les immeubles qui auraient bien voulu imiter ceux de l’Occident, sur les vêtements, latérite couleur locale. Le rouge m’envahit aussi jusqu’au corps, au coeur, rouge brique ou rouge sang. Dans ce pays-ci on déterre les morts pour leur donner une nouvelle vie, mais comment déterrer ceux que l’on porte en soi ? Pourquoi les airs qui me reviennent en tête n’ont-ils plus de paroles ? » Michèle Rakotoson revient au pays après des années d’absence. Madagascar et sa capitale Antananarivo s’offrent au regard de celle qui vit an-dafin-dranomasina, de l’autre côté de la mer. L’armoire des souvenirs s’ouvre lentement, exhalant peu à peu « la tendresse pour ce peuple qui est ma dignité ». Tout au long de ce récit se trouve un chant en soubassement ; puisse le lecteur y retrouver le silence des collines et le rythme de la langue malgache. Michèle Rakotoson est née à Antananarivo (Madagascar). Quittant l’Ile rouge en 1983 pour des raisons politiques, elle arrive à Paris où elle obtient un DEA en Sociologie. Chargée de communication à RFI, elle est aussi responsable du Prix RFI Témoin du Monde, conceptrice et coordinatrice du projet Bokiko, projet de relance de l’édition à Madagascar. en savoir plus

Voyage en Terre Malgache : Le Cœur de l’Imerina

Retour haut de page
Une invitation à découvrir le patrimoine culturel et le monde rural autour d’Antananarivo. Voyage dans le temps, entre passé et présent, entre le vivant et le sacré. La pierre, la terre, le végétal et l’eau… Des collines, des rizières et des marais, ponctués de villages à l’architecture étonnante. Et partout l’omniprésence ancestrale de ces hommes et femmes qui ont marqué l’histoire du royaume Merina et du pays tout entier. Ce livre est aussi un cri d’alerte pour patrimoine en danger. Les collines sacrées, le charme des villages royaux, les élégantes demeures seigneuriales, la chaleur de la brique, l’immensité verte du Betsimitatatra. Dans 20 ans, qu’en restera-t-il ? Un souvenir, des livres ? Antananarivo saura-t-elle rester une capitale pittoresque, arborant fièrement son passé, maîtrisant son futur. Une capitale où l’on prend plaisir à s’attarder et admirer l’or et le pourpre du soleil sur la grande plaine du Betsimitatatra… Une capitale enfin d’où l’on s’échappe facilement pour retrouver la plénitude des campagnes et les racines ancestrales. Une présentation de la région : milieu naturel, histoire, culture, patrimoine et mode de vie. Un cinquantaine de sites d’intérêt historique, culturel ou touristique, et de nombreux circuits à parcourir à pied, en vélo ou en véhicule motorisé. Plus de soixante photos aux couleurs éclatantes et de très beaux dessins monochromes. Une grande carte de la région, et une quinzaine de cartes détaillées des sites principaux. Elie Rajaonarison : poète-universitaire, homme de Lettres, homme de Sciences, homme d’État, amoureux de la langue Malagasy et de sa Terre Ancestrale… Agnes Joignerez : scientifique environnementale, séduite par le charme des hautes terres malgaches. Tous deux vivent à Antananarivo et sillonnent les alentours de cette belle capitale depuis des années.

Madagascar « Petite planète »

Publicités
  1. Après avoir consulté la bibliographie, je comprends maintenant la qualité du blog.
    Un gros et grand livre qui y manque : « Bible et pouvoir à Madagascar » de Raison Jourde chez Karthla. C’est un peu « lourd » mais après sa lecture on comprend mieux les malgaches (j’en suis un) et l’actualité malgache (même ces élections qui avancent et qui reculent moramora)…
    Peut-être que vous êtes en train lire ce précieux volume…
    Encore bravo pour ce blog !
    Veloma

  1. Pingback: Ma bibliotheque malgache « Mon Reve Malgache

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :