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Le palais de la reine rouvre ses portes à Antananarivo

Le palais de la reine – le rova -, construit sur la plus haute colline de la capitale de Madagascar et visible à des kilomètres en arrivant sur Antananarivo, n’était plus ouvert depuis sa destruction par le feu en 1995.
C’est probablement le plus grand trésor culturel de la capitale de Madagascar qui a rouvert ses portes samedi 22 septembre 2012 au grand public. Tout n’est pas reconstruit (comme le bâtiment principal le plus récent de style napoléonien en pierre grise).
Il y avait 2 constructions différentes. La première était toute en bois, de l’architecte français Jean Laborde – voir l’article que je lui ai consacré – de 1839. Pourquoi tout en bois ? Parce que les Malgaches considèraient le bois comme une matière vivante pour la construction et la pierre comme une matière froide destinée aux tombeaux.

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5 MAI : à Antananarivo

Vues sur Tana

Du balcon de notre chambre et de la terrasse du restaurant, quelques photos de cette ville fascinante



J’observe la restauration d’une maison en contrebas dont l’échaffaudage est pour nous surprenant

La pente de ses rues donne aussi une idée des collines sur laquelle la ville s’est étendue

et des voitures très connues qu’on y croise les parcourent pourtant sans problèmes


En ville aussi on fait le ménage et voici justement un vendeur de balais

Dans les rues

Nous parcourons les rues de la ville
Nous croisons des élèves en blouse qui rentrent de l’école

et des petites boutiques probablement ouvertes toute la nuit

La nuit qui tombe n’empêche pas d’avoir le cœur déchiré par la pauvreté

Curieuse cette ville qui ressemble à un village mais qui a bien l’activité d’une grande ville : une fourmilière

et un petit coup d’oeil pour constater que l’essence est moitié moins chère que chez nous, mais ce qui est exorbitant ici

2000 ariray = 0,70 euros


Diner barbecue

Nous nous garons et je vois un signe discret d’Aurélien qui permettra d’avoir notre véhicule sous surveillance le temps de notre absence
Nous achetons du rhum dans une petite boutique. Et j’y retrouve un étrange souvenir : je vois 2 malgaches se verser et boire des verres de rhum comme je l’ai vu faire à 2 Ukrainiens à Kiev mais avec de la vodka. Fléau de l’alcool ? Il y a des chances
Nous faisons un achat qui fait rire tout le monde : des bouillons cube … ben oui mais de zébu 😉
Puis nous rejoignons l’amie d’Aurélien pour diner. Tandis qu’Aurélien se charge du barbecue, Pierre aide à la préparation des beignets à la banane

La cour ou se prépare le festin est minuscule

comme la petite cuisine ou la salle ou nous dinons, et l’eau est disponible dans ce bac de pierre qui sert à 2 familles

Le gros ‘truc’ jaune et ovale n’est pas un ballon mais le fruit du jacquier. Nous l’avions acheté pour le dessert mais le rhum nous l’a fait oublié et mon seul regret est de ne toujours pas connaître son goût !
La cuisson des beignets nous surprend car elle se fait dans une poêle juste huilée : ils sont plus durs que les nôtres mais c’est un délice, et arrosés de rhum, ils nous font passer une sympathique soirée

4 MAI : Mantasoa

Nous prenons une piste qui nous emmène à travers un environnement de villégiature vers l’hôtel Riverside. Au milieu des pins odoriférants, avec vue sur le lac immense…, ce n’est pas sans rappeler certains coins du sud de la France. Outre la cité industrielle bâtie par Jean Laborde et son tombeau, que j’ai l’intention de découvrir, l’attraction de l’endroit est le lac artificiel de Mantasoa. Ce réservoir de 2 000 ha aménagé pour régulariser le cours de l’Ikopa. De jolies villas s’élèvent parmi les pins et les eucalyptus aux abords de ce vaste plan d’eau. On aperçoit une barque de pécheurs à la ligne.

Le riverside

Nous sommes arrivés à l’Hôtel après environ 15-20 km de piste, la dernière partie étant plutôt en mauvais état.
Situé au bord du lac,

cet hôtel est agréable car les bungalows en pierre sont bien intégrés à un véritable petit nid de verdure.


Conçu comme un loft, le notre était tout confort. Une terrasse, un bassin, un espace de jeux en plein air pour les enfants…

Mais des prix si peu en rapport avec Madagascar

qui nous ont décidé à reprendre immédiatement la route pour le village de Mantasoa
Le village de Mantasoa est à environ 5 kilomètres de l’hôtel. Et les regards surpris des habitants et les saluts des enfants…

Impossible de ne pas évoquer …

JEAN LABORDE

Aventurier en Inde (1827-1830)

Né le 16 octobre 1805, fils d’un forgeron et maître sellier d’Auch, après quelques années sous l’uniforme, il crée un comptoir de commerce à Bombay et devient aisé rapidement. En 1830, il affrète un navire (Le brick St Roch) vers un récif du canal de Mozambique (L’île Juan-de-Nova) à la recherche de supposées riches cargaisons d’épaves.

Aventurier à Madagascar

Le 8 novembre 1831, il s’échoue sur la côte Sud-Est de Madagascar et avec l’aide des autochtones et une marche de 180 Km, il arrive à Mahela chez un colon français, Napoléon de Lastelle, concessionnaire d’une plantation de canne à sucre. Il y trouve accueil et emploi, et en 1832 épouse une métisse, Emilie Roux. Mr de Lastelle lui offre sa propre collection des manuels Roret (recueils des techniques les plus avancées de l’époque) dans lesquels il puisera de nombreux savoirs.
Envoyé en 1833 par Lastelle à Tananarive, il obtient de la reine son premier contrat pour la fabrication de fusils mais doit collaborer avec Mr Droit, qui avait précédemment ce contrat mais était incapable de le réaliser. Il installe ses premiers ateliers à 3 km au Nord d’Ilafy. Il devient précepteur du fils de la reine. En 1834, il livre les premiers fusils qui donnent satisfaction. En 1835, il est chargé d’affréter le navire Le Voltigeur par la Compagnie de Jean Lambert pour organiser le ravitaillement des troupes de la reine en guerre dans la baie de St Augustin, mais une exécution sommaire de prisonniers le perturbe au point d’envisager de quitter Madagascar. La reine fait expulser Mr Droit et signe un contrat avec Laborde.
(28 mars 1837) Laborde écrit dans son journal
« Je fis un second traité avec le gouvernement malgache pour créer une fonderie de canons en fonte de fer, une verrerie, une faïencerie, une papeterie, une sucrerie, une raffinerie, une indigoterie, une savonnerie, une magnanerie : je me suis engagé à faire plusieurs acides, l’alun, le sulfate de fer, le bleu de Prusse etc. »
Par choix technique il s’installe à Mantasoa à 6 Km de Tananarive) où il créa une cité quasi industrielle.
En 1856 suite aux massacres des malgaches convertis au christianisme ordonnés par la politique de terreur de la reine Ranavalona I, et peut-être suite à la mort mystérieuse par empoisonnement le 17 juin de Lastelle, le très francophile fils de la reine désapprouvant cette politique, conseillé par Laborde et Joseph Lambert, sollicita par écrit l’intervention militaire de la France. Joseph Lambert se chargea d’aller porter cette demande à Londres et Paris qui, impliqués dans la Guerre de Crimée se sont abstenus. Mais le 7 juillet 1857 ces intrigues ayant été découvertes, la reine expulse tous les européens et confisque tous leurs biens. Laborde part à La Réunion et l’île Maurice. Le 18 août 1861 suite au décès de Ranavalona I, son fils rappelle ses amis français à Madagascar. Vu l’état de dévastation des ateliers de Mantasoa, Laborde ne chercha pas à en redémarrer les activités.

Consul à Madagascar

Le 12 avril 1862 Laborde est nommé par Napoléon III Consul et Agent de la France à Madagascar. Il participe à l’élaboration de la première carte topographique à l’échelle 1/200.000e de l’Imerina centrale réalisée par Alfred Grandidier. Il aide son ami Joseph Lambert à créer la Compagnie française de Madagascar et lui fit accorder de larges monopoles et concessions.
En mai 1863 à Tananarive, des émeutes aboutissent à l’assassinat de Radama II. Le parti hostile à la France révoqua la charte accordée à Joseph Lambert. Laborde conserve son poste mais assiste, impuissant, à la montée progressive de l’influence anglaise. Le 27 décembre 1878 âgé de 73 ans et malade, Laborde décède à Antananarivo. La reine Ranavalona II ordonne des Funérailles Nationales. Il est enterré à Mantasoa dans un tombeau qu’il s’était lui-même fait bâtir par avance. Par contre le gouvernement malgache en vertu de ses lois traditionnelles s’approprie ses biens au détriment de ses héritiers légitimes.
Et si vous voulez en savoir plus
et surtout …

SON ŒUVRE

Le premier centre industriel malgache = Mantasoa

L’armurerie d’Ilafy se révélant inadaptée à ses projets de développement industriel, Laborde décida d’installer ses ateliers à Mantasoa. Il dessina les plans du centre lui même.

Le haut fourneau

caché dans la broussaille




le nom de la reine, celui des jean laborde et la date


stupéfait du talent !


de celui qui n'avait que les livres


pour créer des chefs d'oeuvre d'architecture

le four à chaux


le bâtiment principal de l’usine aux canons


avec une petite statue très symbolique : l’apprentissage par les livres

Elle abrite, de nos jours, une école technique

Ce sont les seuls vestiges du complexe, avec

la maison


de chaque coté de l’allée centrale, des maisonnettes et c’est dans l’une d’elles qu’habite la gardienne des lieux avec sa famille
Cette gentille dame, après nous avoir fait visiter tout le site, et voyant que nous ne trouverions pas de restaurant, nous a invité à diner. Quelques courses à l’épicerie du coin (oeuf, pates et rhum, ainsi que quelques sucettes),

(pour l’anecdote, nous avons offert les sucettes aux garçons mais avons été très troublés de les voir se délecter alors qu’elles étaient pleines de fourmis !)
et nous rejoignons son domicile où nous découvrons son mari, professeur de malgache, et ses deux fils , scolarisés dans le privé, au milieu d’un confort que nous rencontrons pour la 1ere fois depuis notre arrivée (1 grande salle avec des meubles, des bibelots, une télé et le lit des garçons, une autre salle ou nous dinerons, une cuisine et la chambre des parents.
Mais poursuivons la visite.


la maison en bois construite vers 1836 pour laquelle l’AJL96 se bat en vue de sa restauration (association des amis de Jean Laborde)

a été reconvertie en Musée et en bibliothèque pour les enfants Malgaches.
Reste aussi la tombe de Laborde dans l’ancien village d’Andrangoloaka mais il fait trop sombre pour aller la voir
Est encore visible un escalier de 200 marches que nous avons emprunté pour redescendre au village

Est aussi visible une petite piscine dite « Bain de la Reine » qui est le seul souvenir de la résidence royale.

Le reste des installations a été détruit dans les années 1850 ou englouti sous les eaux barrage créé en 1931.
Le complexe produisait des canons, des fusils, des sabres et de la poudre, mais aussi du savon, de papier, du verre, des briques, des tuiles, de la peinture, de la vaisselle…

Le Palais de la Reine

Impressionnée par ses réalisations, la Reine eut envie de posséder un palais spécialement conçu pour elle. Il se mit à l’œuvre et construisit le palais de Manjakamiadana baptisé jusqu’à ce jour Palais de la Reine, qui domine la capitale. Le Rova était une construction de bois grandiose pour l’époque que l’ingénieur Cameron revêtit plus tard de pierres.

4 MAI : Moramanga

Moramanga signifie « là où les mangues ne sont pas chères » !
Alors que nous prenons la direction immédiate du Musée de la gendarmerie, nous navigons à travers les pousse-pousse,

nous nous faufilons entre les étals de lits et autres meubles en bois (il y a une importante industrie de menuiserie à Moramanga)

et voici une curiosité

une borne sur un trottoir en pleine ville


Musée de la gendarmerie

Nous voici au musée, implanté dans l’enceinte même de l’École Supérieure de la Gendarmerie Nationale de Moramanga

Moramanga fut l’épicentre des événements de 1947 qui ont ensanglanté Madagascar et provoqué d’innombrables drames et déchirures. Des stèles et autres monuments en perpétuent les souvenirs. Le 29 mars 1947, le camp militaire français de Moramanga était attaqué par des Malgaches. Cela entraîna la plus sanglante des répressions que la Grande île de l’océan Indien n’ait jamais connue. De nombreuses questions sont toujours sans réponse malgré la prescription dépassée de 50 ans.
Les parties militaire et policière prennent dans ce musée un aspect culturel et nous y avons croisé un groupe d’écoliers

Historique de la Gendarmerie


Ce musée retrace l’historique de la Gendarmerie à Madagascar depuis le recrutement des premiers miliciens en 1895 sous l’autorité du protectorat français jusqu’à nos jours. On admire une collection très complète d’uniformes qui couvre l’époque des premiers miliciens jusqu’à nos jours. De nombreux documents iconographiques (photos) illustrent la royauté et la vie du peuple malgache au 19e
Une partie est spécialisée dans l’immortalisation, à travers des photos d’archives et autres documents s’y rapportant de l’insurrection de 1947 (affiches, articles de presse , divers objets)

J’ai regrétté que tous les textes ne soient qu’en malgache

Activités et armement de la gendarmerie


Les résultats de l’activité de la Gendarmerie sont concrétisés par une multitude d’objets saisis au cours de nombreuses missions : cela va des faux billets de banque aux armes de toute espèce, en passant par les plantes vénéneuses et les colifichets à canon basculant et de fabrication locale qui fonctionnent !!!. Les pièces à conviction sont passionnantes : poissons venimeux et poisons, os de dinosaure, produits de magie et d’alchimie, filtres « pour attirer l’amour de l’homme, de la femme », statues et amulettes sacrées, animaux empaillés, objets de culte du tromba. Les vols de zébus font l’objet de statistiques commentées année après année. Sont exposés les masques effrayants que portent les voleurs de zébus pour terroriser les villageois en pleine nuit, des sagaies et des amulettes protectrices ainsi que « divers articles de sorcellerie », comme le dit l’étiquette apposée sur la vitrine. Plus loin les différentes drogues et substances hallucinogènes produites à Madagascar et interdites par la loi, dont le fameux rongony (cannabis).
Et le guide s’amusait beaucoup de certains objets mais, tout comme Bodo, semblait craindre certaines potions ou magies.
La dotation de matériels et d’équipements des gendarmes en mission est bien représentée. Dans l’armement léger et individuel, s’expose un siècle d’armements, depuis les épées de la fin du 19e aux fusils mitrailleurs AK 47 Kalachnikov, avec quelques pièces sont rarissimes tels que le fusil de rempart et la mitrailleuse « Gardener’s patent » encore opérationnelle. On y trouve aussi toutes les armes d’épaule, Lebel Berthier, MAS 36, Thomson,… sans oublier l’inévitable « Kalachnikov » et autres armes de poing 1873, Rubis, MAB, Colt 1911, etc.

L’Allée des canons


Elle représente une belle collection de canons dont les plus anciens datent de l’époque de RADAMA Ier (1822 – 1827), cadeau de la royauté britannique à la royauté malgache.

Quelques pièces ont été fondues par Jean LABORDE sous le règne de RANAVALONA I (1828 – 1861).  L’artillerie récente est représentée par plusieurs exemplaires, parfaitement conservés, du célèbre canon français de 75mm datant de 1928 aux mortiers de 20mm fabriqués en 1944.

La rétrospective des moyens de transports

Les régions montagneuses, la boue en saison de pluies, les maladies tropicales rendent très difficile l’élevage des chevaux, firent la part belle aux « Filanjana » pendant de nombreuses années.
Voici comment un voyageur parle de ce moyen de transport

CATAT Louis (1890) dans « Voyage à Madagascar ». Pour porter le filanjana, quatre hommes, placés deux en avant et deux en arrière, prennent un brancard chacun sur la même épaule et marchent d’un pas cadencé ; celui de chaque rang qui a la tête engagée dans l’intérieur des brancards tient fortement le poignet de son compagnon en lui passant le bras sous le coude ; les borizano se soutiennent ainsi mutuellement et se prêtent un point d’appui réciproque. La vitesse moyenne des porteurs de filanjana est, en terrain peu accidenté, de 5 à 6 kilomètres à l’heure ; elle peut augmenter dans de notables proportions, surtout pour les petits trajets, où les borizano courent dès qu’ils en trouvent l’occasion, et souvent avec une vitesse telle que le voyageur n’est pas sans éprouver quelques appréhensions en songeant aux conséquences possibles d’un faux pas malencontreux. À de fréquents intervalles, et sur un signal convenu, les porteurs changent d’épaule en faisant passer les brancards au-dessus de leur tête ; le mouvement est exécuté sans arrêt. Dans les grands trajets, lorsque des hommes de rechange sont nécessaires, les borizano inoccupés trottinent devant le fitakonana, et après avoir parcouru une petite distance s’arrêtent pour saisir au passage les brancards lancés avec violence par les camarades qu’ils viennent remplacer. Cette manoeuvre, qui se fait sans diminuer la vitesse et sans changer l’allure, occasionne au voyageur de violentes secousses, lorsque les porteurs se laissent entraîner dans une course folle, ou qu’un maladroit ne saisit pas le brancard qui lui est lancé. Le filanjana est un siège peu confortable ; néanmoins ce mode de locomotion semble, dans le principe, commode, sinon très agréable, et avec un peu d’habitude on admet très vite cette façon de voyager. »

Il s’agit donc des chaises à porteurs des colons.

Les charrettes « Lefebvre » trop lourdes se révélèrent inadaptées. Vinrent ensuite quelques voitures hippomobiles et enfin les voitures automobiles. La collection de véhicules comprend des vieux taxis-brousses,

d’anciens modèles de voitures Renault, Peugeot, Berliet, des motos du début du siècle, du matériel de pompiers …

Le Wagon Moramanga

Nous rejoignons le groupe d’écolier devant la reconstitution du « Wagon Moramanga » Un wagon de marchandises de la compagnie des chemins de fer malgache. Ce wagon est identique à ceux qui furent utilisés pendant les dramatiques évènements de 1947, où plusieurs dizaines de « révoltes » arrêtés dans les environs, furent assassinés par les forces de l’ordre de l’époque…

En ville

Un petit tour que vous connaissez bien : le marché !




avant de partir vers le centre ville
Le long de la rue, sur le trottoir et débordant souvent sur la rue, une multitude d’échoppes

le boucher



de délicieux beignets


et s'abreuver de café


Patrice se laisse tenter par une serpette, outil très répandu et qui semble très efficace

que le marchand enveloppe très précautionneusement

Et finalement nous ne résistons plus à l’appel de notre estomac

a l'assaut des bonnes choses


mais que le choix est difficile


Sur cette charrette, des panières tressées pleines de … impossible de savoir car la marchandise est soigneusement protégée par des feuilles

Nous en avons souvent croisé sur les camions ou elles s’entassent par centaines ou sur les bord des routes
Nous repartons vers la voiture pour continuer notre route vers Mantasoa mais je fais une pause pour admirer le monument moderne qui commémore le 29/03/1947 en plein milieu d’un carrefour très animé

2 MAI : Andasibé

Quand on prend la piste de Vakona, on domine la « ville » d’Andasibe qui est « retirée » de la nationale

avec au 1er plan la mosquée

Les Orchidées

Nous avons décidé au retour de la réserve de déjeuner à Andasibé. Bodo, Aurélien et notre guide nous emmène aux Orchidées à Andasibé.


Les touristes sont peu nombreux à manger « en ville », même si nous rencontrons 2 charmantes globe-trotters allemandes sur le départ. Il faudra que Bodo aille acheter des provisions au marché

pour que le restaurant puisse nous faire un repas
Je vais profiter de l’attente TRÈS longue (pas moins de 2 heures) pour regarder la rue et la photographier.

Retour d’école



Petite note : Les blouses sont données par l’état et la couleur donne la classe de l’enfant

Jeux d’enfant


poussette dernier cri 😉


dans les yeux de papa


Taxi brousse

Un taxi brousse arrive


et il emmène nos charmantes allemandes vers l’inconnu après chargement des bagages

Les rues

Je ne sais plus sur quel blog (désolée), j’avais lu « Andasibe semble tout droit sort d’un western avec ses maisons en bois. « . C’est vrai que ca y ressemble un peu




Mais les habitants sont paisibles


Le seul bâtiment, avec la gare, à être en pierre est l’église

J’ai découvert à mon retour qu’il y avait une mine de graphite. Elle n’est plus en exploitation car plus rentable et en général les touristes n’y vont pas. Si j’ai l’occasion de retourner à Andasibé, j’irai la voir car il semble que le patron, qui aurait une équipe de maintenance sur place, accepte de faire visiter

Pour acheter

une boutique


le marché


Nous croisons une gargote 😉

Et Pierre achète un beignet avec son papa dans la boutique d’un hotely à la grande surprise de la vendeuse

et partager

Mais comme en fait il n’a plus faim, et qu’il est IMPENSABLE ici plus qu’ailleurs de jeter, il le donne à un petit garçon

l'enfant hésite ...


mais quand il a ouvert le papier ... un éclat de rire

Du coté de la gare





Mais il faut savoir ne pas aller trop loin. En effet nous avons visité la gare et tout à coup nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des poules, des enfants, des rideaux aux fenêtres, …. Et donc que certains bâtiments désaffectés servaient de logements. Sans barrière ni clôture nous avions dépassé la limite du privé. Et nous sommes repartis discrètement mais quelques sourires nous ont montré qu’ils avaient compris 😉

Mars 1947


Ce que commémore cette dentelle de fil de fer est la date du 29 mars 1947 quand éclate l’insurrection dans la colonie française de Madagascar. Voir le billet à venir sur Moramanga

Retour vers l’hôtel

Sur le chemin du retour

on peut observer de plus près le gingembre sauvage


et un lemur bambou en liberté

L’hôtel Ravenale

C’est plutot un hotely, sur le bord de la nationale, pas très loin de l’entrée de notre hotel
C’est là que nous avons diné ce soir la. Au milieu de « routiers ». La « serveuse », si elle ne correspondait pas aux critères européens de la serveuse, était en revanche d’une gentillesse sans égale. Nous avons diné avec Aurélien et Budu de façon royale, repas malgache arrosé de rhum, et pour même pas 15 euros.

28 AVRIL : vers Akanyn’nofy (suite)

RN2 et Brickaville

Une petite heure de route nous conduit au dela de Brickaville à Mambato (« là ou ol y a des pierres »), où nous devons prendre un 4*4 pour faire 1/2 heure de piste
Quand nous entrons dans Brickaville, n’est le panneau, il m’aurait été impossible de comprendre que ce n’était pas un village comme tous ceux que nous venons de traverser car les maisons sont très traditionnelles de la cote est


Et tout a coup au bout de la petite route, j’aperçois un pont de fer qui domine les petites maisons traditionnelles : tradition et modernité.

Ce pont tout ce qu’il y a de plus moderne

mais qui me laisse un instant une vue sur l’imtemporel du paysage

Mauvaise surprise

Le « 4×4 » du Palmarium n’est qu’une infame bétaillère avec chauffeur et 2 places assises devant. C’est donc dans la bétaillère, assis sur des caisses retournées, que Patrice et les 2 petits feront la route : c’est long 1/2 heure ainsi !!!

Le 4x4 du Palmarium


Petit commentaire : là je commence à l’avoir mauvaise car le Palmarium est un endroit relativement onéreux, autant pour Madagsacar que en soi, et je pense que c’est du « foutage » de gueule que de traiter ainsi des clients ! Et ma façon de penser s’est dûment exprimée auprès de notre guide ce jour la ! Parenthèse close et suite des souvenirs

vers Akanyn’nofy

La piste est pittoresque à l’image du pont de bois

et nous croisons des travailleurs du charbon, ceux qui font bruler des arbres pour le transformer et vont faire des km avec ces lourds sacs sur les épaules

Nous arrivons au bout de la piste dans la partie de Manambato qui touche au lac. Un bateau nous attend qui fait la traversée jusqu’au Palmarium et nous embarquons sans tarder car nous allons probablement naviguer de nuit

Nous traversons le lac immense d’ou nous voyons la cote de Manambato

, puis un passage ensablé avant une bonne longueur de canal sur lequel nous croisons un seul pécheur (vu l’heure, ce n’est pas surprenant), puis un 2ème lac depuis lequel sur notre gauche nous distinguons les lumières de l’hôtel.
Les photos de ce périple seront dans le post sur le retour du « Nid de reve » vers Manambato car il faisait trop sombre ce jour la pour photographier quoi que ce soit
Le voyage a duré environ 1 h 30 et il fait nuit noire quand nous prenons pied sur le ponton. C’est à la lumière de 2 piles que nous franchissons les pontons pour atteindre la réception
Un cocktail de bienvenue (goyave et eau de source) nous est offert et on nous conduit à notre bungalow

28 AVRIL : Mahanoro (suite)

Balade en ville

Comme cette brave dame, nous faisons aussi cette balade en pousse-pousse
Alors une petite mise au point : j’ai entendu un certain nombre, dont j’ai fait partie avant le voyage, dire le pousse-pousse = exploitation de l’homme par l’homme, … NON. Il s’agit dans les villes ou je l’ai observé d’un moyen de transport de personnes et de marchandise, pour ceux qui tirent d’un travail rémunéré. S’il y a exploitation, c’est celle du propriétaire par rapport aux « tireurs » de pousse-pousse, et cette exploitation là, on la connait, c’est celle du patron par rapport à l’ouvrier 😉
La rue est toujours aussi animée :


Nous longeons quelques bâtiments que je remarque :

le commissariat


la croix rouge


le dispensaire


le centre des impots


et même un ministere


Il y a des restaurants pour toutes les bourses

la gargotte


le restaurant de fruits de mer


et le restaurant de luxe (enfin de nom !)


J’admire une peinture de rue

et le port altier d’une femme

Mes enfants voient des écoliers en blouse bleue

et c’est l’occasion de parler des vertus de l’uniforme ou de la blouse à l’école par rapport aux différences sociales
C’est dans ces petites épiceries

que l’on trouve de tout !
Et voila la rue qui conduit de la rue principale au canal des Pangalanes

les adieux

Il faut se faire des adieux et ceux la sont tout un rituel
Mes deux fils donnent des jouets aux deux enfants de l’hôtel qui donnent chacun une noix de coco à Pierre et David

offrande !!!


découverte et dégustation


d'une noix fraiche


et David offre un poster dédicacé de Justin Bieber

à Eran, le petit garçon

28 AVRIL : Mahanoro

Même titre de post oui mais … cette fois je vous emmène en balade dans cette ville notamment vers un phare que j’avais découvert dans mes pérégrinations d’avant-voyage sur internet.

La visite du chateau d’eau

Cette idée, je l’ai découverte dans le Guide du Routard, et depuis ce point, on découvre un superbe panorama
Nous décidons de prendre le pousse-pousse car c’est assez loin du centre-ville, de l’autre coté du pont

Il faut grimper un escalier naturel puis se faire une petite marche à travers une végétation luxuriante, et c’est la rencontre avec la gendarmerie nationale

puis le gardien du phare. Nous ne montons que sur la base en pierre car la partie fer me paraît manger par les termites et relativement instable

De la nous avons une superbe vue sur l’Océan Indien


Une autre petite marche et nous nous retrouvons près du chateau d’eau et d’un relais téléphonique.

De la, la vue s’offre à la fois sur l’Océan Indien

un pécheur sur l’océan


retour de peche


repli des filets et rangement des barques


et le canal des Pangalanes,

cache-cache à travers les herbes


des pecheurs sur le canal


ainsi que sur une partie de la ville

vue sur Mahanoro


J’ai l’occasion d’admirer et de m’exercer en photo !


Pour nous réconforter de ce périple pédestre, à un petit stand au pied de la descente

nous mangeons des beignets de manioc et nous reprenons le pousse-pousse pour rentrer

27 AVRIL : Mahanoro

Nous arrivons enfin à Manahoro
Une discussion forte a lieu entre notre guide Bodo et un taxi brousse qui veut nous emmener immédiatement à Manambato mais il n’en est pas question !!!
Le piroguier pendant ce temps a trouvé un pousse-pousse mais c’est à nouveau le sujet d’apres discussions. En effet il n’a pas négocié le prix avant et celui ci refuse de descendre en dessous de 3000 Ar, ce qui fache Bodo mais elle devra se faire une raison
Il transporte tous nos bagages et nous suivons à pied. Transporter ma petite personne sur mes deux jambes est plus que suffisant car il est 13h, le soleil tapeet la fatigue des 2 nuits sur le canal se fait sentir

Hotel Ansafa

Nous avons 2 bungalows

et l’impression d’être en famille : en effet les bungalows voisins sont occupés par des familles malgaches qui piquent niquent avec des enfants, les enfants jouent, le singe sèche au soleil sur l’herbe

et on voit courir à travers des poules, coqs et pintades.

La douche est un peu difficile car elle est très froide, du moins elle parait ainsi avec la chaleur qu’il fait
Je déjeune seule avec les deux petits de riz et de camarones, qui sont de grosses crevettes du canal, car Patrice est malade (suite aux nuits « humides » du canal)
Les petits entament une discussion avec 2 enfants de l’hotel. Comme il est deja 16 heures, nous partons faire un tour dans le village, aussi vivant que d’habitude. Nous nous brûlons les doigts en dévorant des beignets de bananes (100 Ar le beignet)
Puis, de retour à l’hôtel, c’est occupations diverses jusqu’au dîner : sommeil réparateur pour Patrice, lecture de quelques notes de l’album « avant Madagascar » pour moi assise à l’ombre sous le kiosque central,

et partie échevelée de ballon entre mes fils et les enfants de l’hôtel, le tout dans la nuit qui tombe peu à peu

Le diner

Nous allons dîner dans un petit restaurant à quelques pas. Et fort bien de crevettes grillées, de grosses pâtes, de soupe, le tout assaisonné des sourires malgaches un peu étonnés de notre présence.

27 AVRIL : troisieme jour sur le canal des Pangalanes

Une nuit épouvantable

Comme la veille nous sommes de bouts à l’aube, trop heureux de quitter des lieux plus qu’humides.

Après cette nuit d’orage épouvantable, une seule tente a été capable de ne pas trop laisser entrer l’eau. J’y étais avec David, et vers 9 heures du soir j’y ai aussi accueilli Pierre car celle de Patrice était trempée (pas tendue et moustiquaire déchirée). Dans la mienne, seul un duvet roulé en boule à la base a permis que nous restions au sec sur le matelas
la toile était insuffisamment tendue par de malheureux piquets de bois qui n’avaient pas résister au vent et j’ai passé la nuit à tenir la toile par peur qu’elle ne s’envole.
Heureusement, avec la 3eme tente inutilisable à cause de la fermeture cassée et d’armature manquante, Patrice avait soigneusement enfermé tous nos bagages : ce sont les seuls qui étaient secs le lendemain.
Nous ne pouvons même pas nous changer car dans leur hâte à partir, les piroguiers ont déjà ficelé les bagages sur le toit. Et comme tout est trempé y compris le charbon de bois, nous embarquons.

Un agréable petit déjeuner

Nous naviguons pendant une petite heure au cours de laquelle nous séchons, et nous nous arrêtons pour prendre le petit déjeuner. Surprise ! Un petit hôtel restaurant en plein canal !

Les petits ont revêtu nos chemises pour être au sec


mais personne, ni eux ni les villageois, ne sera géné par leur tenue ! Et ils donneront les quelques jouets qui leur restaient à des enfants
Nous avons apprécié le café et le thé, le lait concentré, et la gentillesse, et mangé de délicieux gâteaux achetés à l’épicerie du village
Tout est propre y compris les toilettes, et il y a quelques case pour dormir. Si vous voulez un point de chute sur le canal, le voila 😉
Il faudra encore de longues heures pour que pantalons, chaussettes et autres chemises soient secs.

Entre Canal et Océan Indien

Au delta du Mahanoro, la bande de terre qui sépare le Canal de l’Océan Indien se fait étroite

Arrivée à Mahanoro

Nous naviguons sur un canal qui devient étroit à cause de la végétation qui l’obstrue progressivement
Un grand pont nous signale notre approche de Mahanoro

Nous découvrons cette bourgade qui coté canal ressemble aux villages que nous cotoyons depuis 3 jours

et accostons dans le « port »

Une forte discussion s’engage entre Bodo et un taxi brousse qui veut nous emmener de suite à Manambato.
Le piroguier trouve un pousse pousse mais comme il n’a pas négocié le prix avant, dès qu’il nous voit, celui ci refuse de descendre en dessous de 3000 Ar. Il transporte nos bagages et nous suivons à pieds ! Il est 13 heures, le soleil tape, et la fatigue de 2 nuits sans sommeil font que j’ai du mal à faire le chemin jusqu’à l’hotel qui représente quand même une petite trotte !