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3 MAI : Mantadia, réserve nationale d’Andasibé

Partis d’Andasibe, environ 10 km après Vakona, au bout d’une grande heure de piste, interrompue par un poste de garde,

sur laquelle nous croisons contre toute attente beaucoup de gens – qui se déplacent à pied en transportant des charges parfois bien lourdes -, nous voici au cœur du parc national Mantadia. Une forêt primaire comme il en existe de moins en moins dans le pays largement déforesté au fil des temps.
La végétation est luxuriante, avec des multitudes de fougères, d’orchidées, de champignons, de lianes et des tas de plantes dont j’ai oublié le nom.
Le soleil est filtré par les arbres hauts qui nous entourent, l’humidité omniprésente malgré la saison sèche.

Circuit Tsakona

S’il est une chose à prévoir, c’est d’avoir un bon entrainement sportif. D’ailleurs le panneau le spécifie !

Nous étions venus pour voir les indris mais il m’a été impossible, suite aussi à un incident à l’aéroport de Tana (cheville tordue), de suivre la guide, à la poursuite des indris, sur les sentes escarpées et rendues glissantes par la pluie

Mais avant de faire demi-tour, nous avons quand même pu admirer les incroyables entrelacs de lianes très puissantes


et la beauté de plantes géantes.

et en plus perchée très haut !



Circuit Rianosoa

En reprenant la direction d’Andasibe, nous nous arrétons pour un autre circuit qui me paraît plus avenant 😉

Les allées sous la canopée et les cheminements par dessus le torrent en font une promenade très agréable

Nous suivons un torrent



avant de parvenir au bout d’environ 1 km ou 1,5 km, à un site enchanteur


dont mes photos ne parviennent pas à rendre l’atmosphère. Par contre l’attitude de mon fils rend bien la paix de ce lieu enchanteur

Aux abords de cette piscine naturelle, des petites bêtes se sont invitées sur nos jambes mais nous ne les avons pas accueillies avec sympathie : les sangsues !

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2 MAI : Andasibé

Quand on prend la piste de Vakona, on domine la « ville » d’Andasibe qui est « retirée » de la nationale

avec au 1er plan la mosquée

Les Orchidées

Nous avons décidé au retour de la réserve de déjeuner à Andasibé. Bodo, Aurélien et notre guide nous emmène aux Orchidées à Andasibé.


Les touristes sont peu nombreux à manger « en ville », même si nous rencontrons 2 charmantes globe-trotters allemandes sur le départ. Il faudra que Bodo aille acheter des provisions au marché

pour que le restaurant puisse nous faire un repas
Je vais profiter de l’attente TRÈS longue (pas moins de 2 heures) pour regarder la rue et la photographier.

Retour d’école



Petite note : Les blouses sont données par l’état et la couleur donne la classe de l’enfant

Jeux d’enfant


poussette dernier cri 😉


dans les yeux de papa


Taxi brousse

Un taxi brousse arrive


et il emmène nos charmantes allemandes vers l’inconnu après chargement des bagages

Les rues

Je ne sais plus sur quel blog (désolée), j’avais lu « Andasibe semble tout droit sort d’un western avec ses maisons en bois. « . C’est vrai que ca y ressemble un peu




Mais les habitants sont paisibles


Le seul bâtiment, avec la gare, à être en pierre est l’église

J’ai découvert à mon retour qu’il y avait une mine de graphite. Elle n’est plus en exploitation car plus rentable et en général les touristes n’y vont pas. Si j’ai l’occasion de retourner à Andasibé, j’irai la voir car il semble que le patron, qui aurait une équipe de maintenance sur place, accepte de faire visiter

Pour acheter

une boutique


le marché


Nous croisons une gargote 😉

Et Pierre achète un beignet avec son papa dans la boutique d’un hotely à la grande surprise de la vendeuse

et partager

Mais comme en fait il n’a plus faim, et qu’il est IMPENSABLE ici plus qu’ailleurs de jeter, il le donne à un petit garçon

l'enfant hésite ...


mais quand il a ouvert le papier ... un éclat de rire

Du coté de la gare





Mais il faut savoir ne pas aller trop loin. En effet nous avons visité la gare et tout à coup nous nous sommes rendus compte qu’il y avait des poules, des enfants, des rideaux aux fenêtres, …. Et donc que certains bâtiments désaffectés servaient de logements. Sans barrière ni clôture nous avions dépassé la limite du privé. Et nous sommes repartis discrètement mais quelques sourires nous ont montré qu’ils avaient compris 😉

Mars 1947


Ce que commémore cette dentelle de fil de fer est la date du 29 mars 1947 quand éclate l’insurrection dans la colonie française de Madagascar. Voir le billet à venir sur Moramanga

Retour vers l’hôtel

Sur le chemin du retour

on peut observer de plus près le gingembre sauvage


et un lemur bambou en liberté

L’hôtel Ravenale

C’est plutot un hotely, sur le bord de la nationale, pas très loin de l’entrée de notre hotel
C’est là que nous avons diné ce soir la. Au milieu de « routiers ». La « serveuse », si elle ne correspondait pas aux critères européens de la serveuse, était en revanche d’une gentillesse sans égale. Nous avons diné avec Aurélien et Budu de façon royale, repas malgache arrosé de rhum, et pour même pas 15 euros.

2 MAI : Vakona, réserve privée près d’Andasibe

Le Vakona Forest Lodge est à 7 km de l’entrée du parc Analamazaotra et il est entouré de pins, d’eucalyptus, et d’une forêt primaire qui constituent la réserve privée, soit environ 200 ha. Dommage qu’il soit un peu tard (16h) et que la nuit arrivera rapidement, ce qui nous limitera en temps et en trajet

La piste bordée de barrières végétales qui y conduit est très agréable mais hélas, par des trouées, nous apercevons le spectacle désastreux de la disparition de la forêt

pour en faire du charbon de bois


abattage d'arbres


Un petit tour pour un boisson au bar du Vakona Lodge

Les lémuriens

On a pu y découvrir sur une « ile », atteinte en 2 coups de rame, des lémuriens peu farouches se sont approchés de nous jusqu’à se percher sur nos épaules.
Il s’agissait de lémurs bambous déjà entre apercus à Analamazaotra.

qu'est ce que c'est que ces bipèdes ?


Voyons ça ...


de plus près !


Si c’est un peu « dénaturé », c’est en revanche parfait pour des enfants. Ils y ont pris grand plaisir

Attention je vais sauter


d'abord sur la tête du grand


ils en font une tête !


et celui la c'est pire !


Et la pluie qui n’a cessé de nous accompagné ne nous a pas empéché de bien rire

Les crocodiles

Les petits ont également « apprécié » les crocodiles. D’abord on marche et on ne voit que la petite rivière

puis on en aperçoit un sur la berge

et plusieurs semblables à des morceaux de bois jusqu’à ce qu’ils baillent

Et le petit pont de lianes : « dis maman on va vraiment passer dessus ? » Ah oui c’est vrai qu’il y a un truc pas catholique la dessous

Les fossas

Par contre j’ai beaucoup moins aimé le fossa appelé aussi tigre de Madagascar. Je reformule : ce n’est pas l’animal que je n’aime pas, c’est sa présence dans une cage !

2 MAI : Analamazaotra, parc d’Andasibe

Le lendemain matin, un son particulier me réveille mais je ne suis pas sûre. Et quand quelques secondes plus tard, ça recommence, je sais que je viens d’entendre des cris d’Indri. Ces cris , que j’avais déjà entendus à Akanyn’nofy prennent ici toute leur puissance car il y a plusieurs indris qui se répondent à tour de rôle. Les cris sont si proches qu’ils semblent provenir de la forêt juste devant notre fenêtre.
Il a plu et une bruine tombe sur la forêt. Nous prenons pull et cape de pluie car il fait très frais et le ciel reste couvert. En attendant que les petits s’habillent, je découvre ce cadre magnifique. Les bungalows sont bordés de plantes et devant la terrasse, la for$et offre un spectacle romantique, nostalgique, … digne d’inspirer des poètes !
Nous déjeunons au restaurant mais dans la petite « serre » qui est devant (en fait c’est un sorte de couloir qui longe la façade et ou est installée une longue table, qui a été recouvert de verte) et d’où nous continuons à admirer. En contrebas de la terrasse du restaurant (en bois, sur pilotis, de l’autre coté d’une allée qui la sépare du restaurant), s’offre la vue d’un étang et bien sûr de la forêt tropicale.

Andasibé, ce sont des parcs naturels et nous sommes là pour les voir 😉 Alors tout le monde en voiture et direction le premier des 3 parcs : Analamazaotra

Tarifs utiles 😉

Direction l’accueil de l’ANGAP pour acheter nos tickets d’entrée. Et vous remarquez tout de suite la différence de prix entre un vazaha et un malgache ! Je blague car je comprends vu la différence de pourvoir d’achat. Mais non car ca m’étonnerait fort que les malgache dont le pouvoir d’achat est en rapport viennent visiter un parc !

Tarif Andasibe-Analamazaotra


Tarif Andasibe-Mantadia


Mais si cet argent contribue à l’entretien des parcs nationaux et réserves, ça en vaut le cout.
Et nous attendons dans une très grande salle notre guide. L’attente est loin d’être inutile car cette salle est est super bien documentée pour découvrir l’univers des lémuriens. J’ai fait un billet spécifique consacré aux informations que j’ai apprises, notamment sur l’indri.

Un lémur bambou

Notre guide nous rejoint et nous voici partis. Au passage, elle nous montre tout ce que trouve son oeil très habitué voit et elle fait montre d’une grande connaissance de la vie animale

Un lémur bambou


Végétation utile

mais aussi végétale

elle nous montre une plante


qui guérit les maux d'estomac


mais aussi le gingembre


à la fleur si délicate

Indris et Sifaka

Nous entendons des cris au loin et nous nous y dirigeons. Elle marche d’un pas alerte et j’avoue avoir un peu de mal à la suivre !
Nous croisons d’autres groupes de visiteurs qui convergent vers un groupe d’Indris dont les cris deviennent de plus en plus proches. Super !!! J’avoue que je suis un peu agacée car je doute voir quoique ce soit à être aussi nombreux autour du groupe d’indris !!! Et comme nous ne sommes pas très groupes, encore moins pour découvrir la nature, je ne saute pas de joie à l’idée de m’agglutiner autour d’Indris qui, s’ils restent là, ont du être habitués aux touristes et donc ne sont pas très « nature ».

un groupe de 2 indris



IL nous regarde


Et notre guide, surprise que je ne prenne pas de photos, semble comprendre et décide de chercher un autre groupe d’indris davantage au calme, quitte à sortir un peu des sentiers balisés.
Nous croisons des Sifakas et nous prenons plaisir à les regarder évoluer





C’est eux qui nous donne le signal du départ en s’en allant
Nous avons fini par trouver un autre groupe d’indris qui semblent également habitués à la présence humaine car ils nous regardent sans se sauver, mais ils nous ignorent ensuite pour continuer à jouer entre eux.




Nous prenons après leur départ le chemin du retour. Les capes sont les bienvenues car l’humidité ambiante est telle qu’elle trempe tout d’une moiteur incroyable !

une leçon

Il faudrait l’appliquer comme un principe de vie

1 MAI : en route vers Andasibe

Vers Manambato

C’est à nouveau 1 heure 30 de bateau qui nous ramène par les lacs et le canal vers Manambato. Cette fois il fait grand jour et nous sommes plus à même d’apprécier la beauté des paysages
C’est un miroir aquatique dont nous connaissons bien les rives maintenant

bordé de Pandanus

d’ « oreilles d’éléphant »

Nous croisons des pirogues de pêcheurs, silencieuses comparées au boucan de notre bateau

et des pièges à poissons en travers du canal

Le passage entre le canal et le lac Rasoabe est très ensablé et les piroguiers doivent descendre pour pousser le bateau. Dans un bateau que nous croisons, piroguiers et passagers descendent car sinon impossible de passer.
A Manambato, c’est Aurélien, responsable de l’agence Marao Madatouring, qui nous attend pour la fin du voyage. Nous déjeunons aux Accacias, sur la terrasse direct sur la plage

Vars Andasibe

Nous reprenons la fameuse piste mais cette fois les conditions sont nettement plus confortables (rappelez-vous la mauvaise surprise) et nous franchissons à nouveau cet incroyable pont

et même à pied derrière la voiture pour le voir de plus près

Puis nous prenons la direction de d’Antananarivo par Andasibé et la RN2
Nous faisons une pause fruit au village ou nous avions déjeuner à l’aller et pendant que Bodo, Aurélien

et Patrice achètent des fruits




je m’amuse de la quantité de choses qu’on peut trouver dans ces toutes petites boutiques que sont les épiceries locales

Nous repartons pour une route très sinueuse et de nombreuses montées et descentes que nous finissons de parcourir à la nuit tombée car c’est environ 3 heures de route entre Brickaville et Andasibe
Nous arrivons au Féony Ala juste à l’entrée de la réserve.

L’hôtel Féon’ny ala

Voici les bungalows du Féon’ny ala (« la voix de la forêt »). Ils sont au bord de la forêt.


et la vue depuis la mini terrasse du bungalow


Il y faisait un peu humide et frais mais c’était superbe car les bungalows sont entourés de belles fleurs et le lendemain, au lever, je n’ai pu résister à cette photo