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La communauté Anja de Madagascar récompensée par les Nations Unies pour ses efforts pour préserver sa forêt

Anja, c’est cette réserve privée que nous avions visitée en avril 2011 :  réserve villageoise à 12 km au sud d’Ambalavao sur la RN7, créée en 1999 par une vingtaine de villageois montés en association qui a lutté contre l’ANCAP pour rester indépendante. Et ou on admire les maki catta

Anja vient d’être récompensée par les Nations Unies pour ses efforts fournis afin de préserver sa forêt, grâce à l’écotourisme notamment.

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22 Avril 2011 : la réserve Anja

Réserve privée

Le site de taille modeste est très peu documenté sur certains guides, et pourtant sa visite de bonne heure le matin vaut largement le déplacement.
C’est une réserve villageoise dont l’entrée est située à 12 km au sud d’Ambalavao sur la RN7, créée en 1999 par une vingtaine de villageois montés en association. Après une rude bataille contre l’ANCAP qui gère les parcs nationaux et qui voulait la récupérer, cette réserve a réussi à rester indépendante. Aujourd’hui, les membres sont au nombre de plus de 200 car tous ont compris : avant ils tuaient les makis pour les manger ou ils les capturaient pour les vendre ; désormais ils les protègent et les bénéfices tirés des visites ont déjà permis de construire une école.

Les maki catta

La réserve n’abrite qu’une seule variété de lémuriens, les maki catta. Ils vivent paisiblement sous la protection de tous, en liberté. Les visiteurs peuvent ainsi les approcher de très près

et les guides les connaissent très bien.
Ce lémurien vit en groupes de 8 à 10 individus. Il vit de 15 à 20 ans.
Il a 4 cris

  • appel : quand l’un d’eux est perdu, les cris d’appel des autres l’aident à les retrouver
  • alerte : pour avertir le groupe d’un danger
  • communication : il est émis vis à vis des autres groupes
  • amour : il est poussé pendant la saison des amours en avril-mai mais nous ne l’entendrons pas.

Le male est monogamme et la femelle polygamme ; C’est elle le chef de groupe.
Ils ont un petit par an qui naît après 145 jours de gestation. Pendant les 3 premiers mois, il est accroché sous la mère puis ensuite sur le dos mais dès 5 mois, il se débrouille seul.
La journée d’un lémur : le matin il mange au sol et dans les branches (fruits, feuilles, fleurs, herbes, écorces, sèves, araignées, insectes) ; en début d’après midi il fait la sieste dans les branches ; puis il descend jouer au sol avant de rentrer se coucher dans les cavernes vers 19 heures.

La gymnastique


Qui dérange ma sieste ?


Un brin de balade pédestre d’1 heure : la visite se fait avec un guide et un pisteur.
Dès nos premiers pas dans le parc, nous sommes attirés par des cris dans les arbres. En levant les yeux, nous avons le plaisir de voir de nombreux lémuriens qui prennent leur déjeuner.
Ils sont reconnaissables immédiatement à leur longue queue annelée.

Les autres caractéristiques sont des « lunettes » et une bouche noires.

Ces animaux sont ici bien adaptés à la présence de l’homme et ils marchent sur le sol dans des posture proche de celle rencontrée chez l’humain.

Paysages et cavernes

L’univers dans lequel on évolue est très chaud et pour partie humide, dans un mélange de gigantesques rochers

de forêt,

et de marais, formant un ecosysteme surprenant.
Après une heure de marche, on peut du point culminant de ce parc admirer après une brève ascension sur pierre inclinée, le paysage qui s’étend, mélange de vert des rizières, de brun de la brousse et des montagnes et du bleu pur du ciel.
Dans une cavité, j’ai pu observer un ancien tombeau. A une époque le peuple – pour se protéger des attaques des rois venus du Sud qui les prenaient en otages quand ils ne trouvaient pas de lambas – se réfugiait dans les cavernes. Et y enterraient leurs morts. Quand cette époque fut révolue, le peuple est sorti des cavernes pour bâtir des maisons ainsi que des tombeaux extérieurs. Et les cavernes sont désormais occupées la nuit par les makis catta.
Le pisteur qui nous accompagnait m’a particulièrement aidée car je m’étais fait mal au genou lors de la balade à Ambositra et la « promenade » à Anja nécessite quand même d’être en bonne forme. Une gentillesse malgache qui ne se dément pas !

notre pisteur

RN7 et Hauts Plateaux

Cette RN7 qui existe en France et qui passe dans la ville ou je suis née, je la retrouve aussi en Belgique, au Luxembourg, au Maroc et en Afrique du Sud.
Mais celle qui m’intéresse est la route du Sud, axe routier le plus fréquenté des touristes, qui se déroule de la capitale de Madagascar à Tuléar …

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